Le village

larchant


Un site exceptionnel

L’histoire du village de Larchant s’inscrit dans un environnement naturel exceptionnel. Son finage est un des plus vastes du canton de la-Chapelle-la-Reine et s’étend sur des terroirs variés et originaux, aux confins du pays de Bière.

A l’Ouest, nous avons le plateau du Gâtinais, extrémité orientale de la grande plaine beauceronne, avec un paysage de grande culture, avec des champs ouverts, sans haies vives ni clôtures : le riche grenier à froment de Paris. Ce plateau rompt sa monotonie par les silhouettes des collines allongées qui dominent à l’Ouest et au Sud. L’épaisse couche de limon éolien qui recouvre le plateau a favorisé la culture du blé, mais aussi l’avoine et surtout l’orge, dont la qualité lui vaut d’être exportée vers les brasseries de l’Europe du Nord.

A l’Est, le plateau se dérobe, lorsque son talus surplombe une vaste cuvette en fer à cheval, le « golfe » qui abrite, une soixantaine de mètres en contrebas, le village de Larchant. La grosse ferme du Chapitre occupe une place particulière, sur un éperon du plateau. Au nord, sur une butte résiduelle se haussant à 142 m au signal du Moulin à Vent, s’est développée une zone résidentielle.

La cuvette de Larchant présente pour son originalité des particularités propres au « Massif de Fontainebleau », avec des corniches de grès, les versants de sable de son abrupt. Des chaos exceptionnels se détachent de la platière gréseuse, sur quasi tout le pourtour du cirque, les roches du Puiselet voisin, de l’Eléphant, du Maunoury, de la Dame Jeanne, sont fréquentées par les promeneurs et, surtout, escaladées par des varappeurs.

A l’Est, vers la vallée du Loing, et au Nord, la forêt de Larchant et de la Commanderie se prolonge vers la forêt de Fontainebleau, dont elle constitue un diverticule. Les variations de la géologie et des sols en font un paysage varié, apprécié des randonneurs, depuis une lande sablonneuse replantée de pins vers la haute futaie.

Au cœur du cirque, se situe le Marais de Larchant, un des derniers grands marais de l’Ile-de-France, dans une dépression dont le fond varie de 61 à 66 mètres. Au rythme des oscillations de son niveau, sa surface a évolué au cours des siècles, de 100 à 300 ha. Sa gestion, et surtout son assèchement, a fait l’objet de plusieurs tentatives souvent infructueuses.

Avec ses terroirs de grande culture et jadis d’élevage à l’Ouest, d’arboriculture et de vigne sur les versants et sur la butte du Moulin à Vent, de maraîchage au pied du village et de forêt à l’Est, Larchant est un finage comblé. La terre de Larchant fut accueillante aux premiers cultivateurs qui y trouvèrent tout, y compris le gibier, le poisson, le bois et la pierre. Mais les premiers prêtres ou druides y ont perçu un environnement de mystère, cerné de versants abrupts, pavé de chaos de rochers, truffé de grottes et abris sous roche et un marais jamais discipliné, toujours imprévisible.

 

D’après Claude Collin Delavaud

larchant vue aérienne
Source : Google Earth

geologie larchant