Le village

ecole larchant filles

L'école

On ne dispose pas de documents relatifs à l’emplacement exact de l’école de Larchant avant septembre 1615, lorsque le Chapitre donne l’ordre de cesser l’utilisation de la chapelle de l’Hôtel Dieu. On peut raisonnablement supposer que l’école (les « petites écoles ») se trouvait dans ce lieu depuis presque un demi siècle. En effet, plusieurs auteurs ont émis l’hypothèse que l’école était hébergée en ce lieu depuis que le pèlerinage – donc l’afflux des pèlerins et des étrangers au village – avait diminué, dans doute suite à la ruine de l’église. Mais l’école devait exister bien avant le milieu du XVIe siècle, puisqu’un siècle auparavant, en novembre 1465, une contestation s’était élevée entre Guillaume Bonhoure et Joseph Gascon quant à l’occupation de la fonction de maître d’école. De 1570 à 1615, les petites écoles sont installées dans la chapelle de l’Hôtel Dieu de Larchant. Certains aménagements y sont faits, puisque, en septembre 1615, le procureur fiscal et le prévôt de Larchant reçoivent l’ordre du Chapitre de Notre Dame de Paris de faire cesser cette occupation, de faire nettoyer la chapelle et remettre les carreaux. Cette chapelle est devenue ensuite en partie le presbytère, après la vente de l’ancien presbytère avec la chapelle St Mathurin. En février 1907, le conseil municipal prend la décision de transformer ce presbytère en bureau de poste, ce qu’il est resté jusqu’à ces dernières années.

De 1615 à 1823, l’école quitte la chapelle, mais reste dans les locaux de l’Hôtel Dieu, et occupe l’une des chambres à feu de l’Hôtel Dieu, appelé également « hôtel ou maison des Coquilles », rue de la Bretonnière, à côté de l’ancien cimetière. Elle est entretenue aux frais de cet établissement. Une déclaration au terrier de 1744 décrit le bâtiment : « deux chambres à feu, l’une d’elles servant pour les petites écoles où il y a feu et cheminée, étable et sellier dessous, couverte de paille et jardin où il y avait anciennement un puits, d’un long le cimetière, d’autre long la veuve Miger, d’un bout par derrière l’ouche de la cure, par devant, rue de la Bretonnière ». En 1791, cette maison sert également de logement à l’instituteur.

Pierre François Lantara, fils de Pierre Lantara qui fut maître d’école puis instituteur et greffier de la commune de 1760 à 1803, prend les fonctions d’instituteur en 1823. Il installe alors l’école rue de l’église, dans une maison qu’il y possédait, à l’enseigne du « Pot d’étain ». Cette maison, que l’on distingue bien sur les plans anciens, était située à droite en allant vers l’église. Elle fut vendue en novembre 1847 par les héritiers Lantara à Mathurin Géault qui y installa un billard et une salle de danse.

Une période d’incertitude et d’interrogation s’ouvrit alors quant à la situation de l’école à la fin de la fonction de l’instituteur Lantara. Diverses hypothèses sont envisagées. De 1832 à 1834, on émit même le projet d’édifier l’école dans la nef ruinée de l’église. Finalement, l’école sera transitoirement de 1835 à 1850 dans une maison située rue de Chouard et louée à M. Métais. Depuis 1847, des transactions avaient eu lieu avec M Jean-François Neveu, aubergiste, pour acquérir et transformer un local lui appartenant rue des Sablons, dans un quartier bruyant, à proximité des auberges. Les locaux furent acquis en 1850. Il s’agissait d’une salle d’à peine 35 m2, assez mal éclairée par une seule fenêtre. Elle devint également assez vite exigüe pour le nombre des élèves. La situation s’aggrava en 1866, lorsqu’une pétition demanda l’ouverture d’une école de filles. A cette époque, l’école accueillait 108 élèves. Il fallait donc trouver une autre solution pour l’école.

Le choix se porta sur l’emplacement d’une ancienne ferme, appartenant à M. Couppé. Ce nouvel emplacement est de 19 ares. Le Conseil Municipal approuva définitivement le plan de construction dressé par l’architecte et vota le principe l’acquisition de l’immeuble dit « Ferme Marc ». L’école et la mairie, à leur emplacement actuel, furent inaugurées en mars 1884.

 

D’après Bellier de la Chavignerie, Eugène Thoison et la monographie de Désiré Carré

ecole larchant garçons

pdfL'échafaud de Larchant (par Marc Verdier)

pdf L'Hôtel-Dieu de Larchant en 1560 (par Marc Verdier)

pdfLarchant au temps de messire Nicole Ratat (1457-1482) (par Marc Verdier)

pdf Notes d'Eugène Thoison sur l'histoire de Larchant