saint Mathurin

Bibliographie de saint Mathurin

Saint Mathurin apparaît pour la première fois dans le martyrologue d’Usuard, rédigé dans les années 850-865. A la date des Calendes de novembre, on trouve la mention suivante « In pago Wastinesi, sancti Mathurini confessoris » (En Gâtinais, (fête de) saint Mathurin confesseur).

Larchant, Bibliographie de saint Mathurin

La « Vie de saint Mathurin de Larchant hystoriée », imprimée à plusieurs reprises au XVe siècle, est un de ces nombreux exemples de livrets hagiographiques que l’imprimerie diffusa dès la fin du XVe siècle et qui continuèrent à être édités jusqu’en plein XVIIe siècle et même au-delà. La première édition connue, « La vie et légende de saint Mathurin de Larchant », éditée par Jean Trepperel vers 1500, comprend 16 feuillets et 6 gravures sur bois (seul exemplaire connu à la B.N.).

Vers 1502-1505 paraît « La vie de saint Mathurin de Larchant hystoriée »,  éditée par Marion de Malaunoy, veuve de Guillaume le Caron, comprenant 18 feuillets et 19 gravures sur bois (certaines inspirées de Trepperel), dont l’unique exemplaire connu se trouve à la bibliothèque d’Aix-en-Provence.

Une troisième édition de cette vie « hystoriée » est parue à Paris chez Jacques Nyverd vers 1526 (16 feuillets, 15 gravures) (Bibliothèque de l’Arsenal) et une quatrième édition, intitulée cette fois-ci « La vie de monseigneur sainct Mathurin » est parue, toujours à Paris, vers 1530 (24 feuillets, 15 gravures) (seul exemplaire connu à la bibliothèque Colombina de Séville).

Vers la fin des années 1570, Claude de Monteuil publie une 5e édition « La vie, légende, miracle & messe de St. Mathurin de Larchant hystoriée » (40 feuillets, 19 gravures) (seul exemplaire connu à la bibliothèque nationale) et le même éditeur produit, dans les années 1585-90, une dernière édition (dont le seul exemplaire connu se trouve à la bibliothèque de l’Arsenal), « La Vie, légende, miracle et messe de monseigneur St Mathurin de Larchant. Avec les figures mises & adaptées en la fin de chacune histoire ».

Le texte que véhiculent, avec quelques variantes, ces six éditions, est un poème de 914 vers octosyllabes, à rimes plates, composé par un mystérieux prêtre de Larchant, Jehan le Bestre. Jean Trepperel l’aurait acheté en 1489. En ce qui concerne l’illustration, une permanence éditoriale existe durant près d’un siècle, de la même série de 16 bois gravés qui devaient être légués ou rachetés avec la boutique. Signalons, pour en terminer, une édition de 42 pages, rédigée par un vicaire de Larchant, Etienne Boiteur, en 1640, « La Vie, mort et miracles de Sainct Mathurin », qui n’a aucun rapport avec la version en vers du XVIe siècle.

 

D’après Pierre Morel et Dominique Coq, "Larchant 10 000 d’histoire"

 

 

 

 

saint mathurin quistinic

Vitrail église de Quistinic Chapelle Saint Mathurin 56

 

 

pdf Une date pour la saint

Mathurin (par Marc Verdier)

pdf Le martyrologue d'Usuard (par Marc Verdier)