Nature

La richesse de la flore

La richesse floristique de Larchant est surtout connue pour le site du marais, qui a retenu l’attention des botanistes à diverses reprises depuis plus de cent ans, avec des inventaires variés en périodes «humides » et en périodes « sèches ». Cette zone est actuellement classée en « Réserve Naturelle Régionale » et constitue un site de Natura 2000. Nous ne détaillerons pas ici cette richesse, que le lecteur intéressé trouvera sur le site du Marais de Larchant ou dans les publications de l’Association des Naturalistes de la Vallée du Loing et la thèse de Anne-Elisabeth Wolf.


En dehors de ce marais, formation hygrophile qui comprend des formations herbacées (Mégaphorbaie, marais calcaire à Cladium mariscus, roselière) et des formations pré-forestières et forestières (Saussaie marécageuse, Aulnaie à Thelipteris palustris, Peupleraie), qui occupe une centaine d’ha, la commune de Larchant possède une grande variété de paysages, de géologie et d’hydromorphie, qui induit une diversité floristique exceptionnelle.

On distingue des formations thermophiles et xérophiles au niveau des zones de relief, les unes calcicoles ou sablo-calcicoles liées aux calcaires de Beauce ou d’Etampes et aux zones de transition avec les sables de Fontainebleau. Elles donnent naissance à des formations herbacées ou préforestières et à des formations forestières : Chênaie pubescente, Pinède sylvestre, Chênaie-Pinède et localement, Chênaie-Hêtraie.

Les autres formations sont acidiphiles ou acidiclines, sur les affleurements stampiens (sables et grès). Elles comprennent les formations aquatiques au niveau des platières (mares temporaires oligotrophes dans les vasques), formations herbacées ou préforestières, comme les pelouses sur sable ou grès, végétation rupestre des chaos de grès et des formations forestières : Chênaie sessiflore, Bétulaie, Pinède sylvestre, Chênaie sessiflore-Charmaie.

On trouve également des formations mésophiles, neutrophiles ou neutroclines au niveau des plateaux limoneux ou des bas de pente : formations herbacées ou préforestières, plus ou moins nitrophiles, cultures céréalières, friches et formations forestières à Chênaie pédonculée-Charmeaie, boisements rudéraux à Orme et Robinier.

On dénombre sur le territoire de la commune 586 plantes vasculaires en l’an 2000 (soit 32 % de la flore vasculaire régionale). Mais, suite à l’évolution du climat et du paysage, 150 espèces notées avant 2000 n’ont pas été revues. Ces espèces non revues sont, en quasi-totalité, d’intérêt patrimonial. Beaucoup sont protégées, très rares, voire considérées disparues de la région Ile-de-France. Le territoire de la commune comprend un ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique) de type II : le « massif de Fontainebleau », c’est-à-dire, la forêt, et 8 ZNIEFF de type I, qui sont :le « Marais de Larchant », la « Grotte de la Roche au Diable », la « Carrière souterraine de Larchant », le « Moulin à Vent », les « Pentes du Marchais », les « Sablières du Mont Blanc », le « Rocher de la Dame Jouanne » et les « Sablières de Bonnevault ».
Une mention spéciale doit être faite à propos des sites de carrière après la fin de leur exploitation. Il s’agit de milieux particuliers, xérophiles, de colonisation. On y recense 161 espèces végétales, dont 2 très rares, 3 espèces rares et 7 espèces assez rares. Le site de la Roche au Diable est également riche, puisqu’on y recense 336 espèces, dont 3 espèces protégées (une au niveau national et 2 au niveau régional), 9 espèces très rares et 12 espèces rares.

En ce qui concerne la gestion de cet espace naturel, on note la fermeture des milieux ouverts (pelouses, landes…) par le Pin sylvestre, ce qui constitue une problématique récurrente sur tout le massif de Fontainebleau et le développement du Robinier faux-Acacia, suite à l’abandon de la gestion traditionnelle de certains espaces, notamment les pelouses, les landes et les lisières forestières. Ce développement entraîne une banalisation des habitats et une perte de biodiversité. La fréquentation excessive des zones d’anciennes carrières est également préoccupante et compromet le développement et le maintien de certaines espèces.

D’après l’atlas écologique de Larchant, volet écologique (Parc Naturel Régional du Gâtinais Français et Ecosphère

orchis bouffon

Orchis bouffon

orchidée

Orchis pourpre

orchidée

Orchis albinos