Eglise de pélerinage

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Restauration de l’église au cours des siècles

Depuis son édification à la fin du XIIe siècle, jusqu’à nos jours, l’église Saint-Mathurin de Larchant a subit bien des vicissitudes qui ont nécessité des réparations et restaurations constantes et rencontré le renoncement des bonnes volontés devant l’énormité des tâches à accomplir et les sommes à mobiliser.

Les troubles de la Guerre de Cent Ans dans le Gâtinais et les passages des pillards avaient transformé l’église en asile pour les populations qui y entreposaient des vivres et des réserves, ce qui causait des problèmes d’entretien. En 1449, les marguilliers demandaient l’aide du Chapitre pour des retaurations à faire à l’église. En 1462 le beffroi doit être refait.

Le 30 juin 1490, un grave incendie se déclara dans le bourg : la foudre embrasa l’église, en brûla toute la couverture, la tour et les cloches, ainsi que l’Hôtel-Dieu et la plus grande partie des maisons de la ville. En 1497, le Chapitre se fixait un délai de trois ans pour reconstruire les voûtes et faire les réparations nécessaires. En novembre 1534, un ouragan endommagea la couverture et les verrières de l’église. La date de 1555 qui se lit sur une des clefs du portrail du Jugement dernier, marque vraisemblablement une étape imporatnte des réparations entreprises après 1490.

En 1568, les troupes protestantes du comte de Mongomery incendièrent l’église de Larchant. Une nouvelle fois les charpentes furent brûlées, la tour et les murs démolis en plusieurs endroits, la plus grande partie des voûtes détruite. Des témoins affirmèrent que l’église se trouvait dans un complet état de ruine. Les travaux à faire étaient si importants que les textes parlent véritablement de reconsrruction de l’église. Il fallut attendre 1576 pour faire recouvrir le chœur et la Chapelle de la Vierge. Les travaux de charpente furent terminés en 1585. Mais de nouveux ouragans causèrent de nouveaux dommages, de telle sorte que l’on pris la décision d’abandonner pratiquement toute la nef et de faire construire un mur au niveau de la dernière travée de la nef, pour mettre à l’abri du vent les nouvelles toitures. En octobre 1600 les travaux étaient presque achevés. Une nouvelle tempête, en août 1608, endommagea gravement les toitures et les vitraux. Un rapport de 1642 constate que « le bois est pourri, la tour s’en va tomber par terre de sorte qu’on n’ose sonner les cloches, la pierre est rompue ».

La catastrophe finale arrivait. En 1654, un nouvel ouragan ruina la moitié du toit de l’église et tout le toit de la tour. En septembre 1664, la tour donnait des signes d’inquiétudes et les experts venus la voir déclarèrent que cette tour était prête à tomber et qu’il fallait la démolir. Le 1er août 1674, la foudre détruisit le comble de la nef et le 25 septembre 1675, vers quatre et quart de l’après-midi, le pilier sud-ouest de la tour s’écroula, achevant la ruine de l’édifice.

A la fin de 1681, le chœur fut recouvert d’ardoises, on répara quelques verrières, mais on boucha un grand nombre de fenêtres.

Au début du XIXe siècle, le problème des énormes travaux à faire se posa de nouveau. Les pierres de la nef furent vendues en 1827 et les acquéreurs commencèrent la démolition, mais ils renoncèrent bientôt devant la difficulté de la tâche. En 1840, la nef fut interdite aux fidèles car l’église semblait prête à s’écrouler. Le mauvais état de l’édifice fut signalé à Prosper Mérimée et l’église fut classée monument historique en 1846. En 1866, l’évêque de Meaux interdit de célebrer le culte dans l’église. Une restaurtion urgente fut entreprise en 1869 : on n’hésita pas à débiter les pierres tombales et les sépultures furent ouvertes. L’église fut de nouveau affecté au culte le 15 août 1870. Quelques travaux d’entretien furent faits à l’église en 1906 et 1907, afin de réparer les toitures en très mauvais état.

En 1910, le chanoine Mangou créa la Communauté sacerdotale de Larchant et le pèlerinage repris après la guerre de 1914. Cela incita les pouvoirs publics à initier une campagne de travaux afin de restaurer le gros œuvre, sous la direction de l’architecte Albert Bray. En 1923, les poutres de la croisée du transept furent refaites en ciment armé et le plancher remplacé.1927, les baies fermées au XVIIe siècle furent rouvertes et la réfection des toitures fut terminée. De 1930 à 1932 furent refaites les parties basses et les façades du transept. En 1933 le portail ouest fut consolidé. De 1934 à 1937, les voûtes du chœur et de la chapelle de la Vierge furent complètement reprises. En 1937 et 1938 on entreprit la tour par la façade est et en 1939, les travaux commencèrent sur la façade ouest. Ces travaux furent ralentis par la guerre de 1939 mais on commença en 1941 la restauration de la façade nord de la tour.

Quelques travaux de réparation furent effectués durant la seconde moitié du XXe siècle, mais il fallut attendre les années 1980 pour qu’une nouvelle campagne de restauraton de l’église soit engagée, sous l’impulsion de l’Association Culturelle et l’appui des structures officielles, Etat, Région, Département et Commune. Le diaporama ci-joint détaille ces travaux.

 

D’après Marc Verdier, L’église Saint-Mathurin de Larchant

 

ail des champs

Les travaux de restauration de l'église de Larchant au cours des siècles (par David Blavy)

 

 

La fin d'un rêve, les tentatives de reconstruction de l'église de Larchant après l'incendie de 1568 (par Marc Verdier)